Comme je ne peux pas me voir en peinture, je ne pose que pour des dessins en N&B
Ce n'est plus un titre, c'est un roman !
Si vous suivez mes folles aventures depuis les origines, vous savez qu'au mois de septembre, je participe à SPLASH, l'expo-événement qui parle du corps, du nu et des sexualités. Rappelez-vous, l'année dernière le thème était Kamasutra.
Pour le cru 2026, le thème sera l'humour. Peut-on conjuguer, notre corps, notre nudité, notre sexualité avec humour ? C'est un défi intéressant que je relève avec plaisir... et humour !
Dans ce premièr opus, je vous invite à réfléchir sur l'image que nous donnons à voir, celle que nous projettons, celle que nous croyons projetter, comment ́ous sommes perçus, comment nous croyons être perçus. Vous le comprenez, les questions sont multiples, s'emboîtent les unes dans les autres... et in fine ne sont peut-être pas si drôles que ça tant la relation que nous entretenons avec notre corps est complexe.
Je dis souvent que pour moi, la définition de la beauté est très simple, quand quelqu'un (Mais j'avoue que c'est le plus souvent quelqu'une) me donne envie de le/la dessiner, cest qu'il est beau (ou belle...). Mais lorsque
je propose de poser, je m'entend souvent répondre Non, je ne suis pas assez belle (et là, je laisse le féminin car c'est vraiment une réponse que j'entends dans la bouche des femmes). Donc, celle qui est belle à dessiner pour moi se perçoit comme étant moche.
Vous comprenez maintenant mon titre à rallonge. C'est dans les titres, donc dans le verbe que l'humour résidera. Car je tiens que l'on peut traiter avec drôlerie de choses graves.
Comment comprendre ce tableau ? Je vous livre quelques clés.
L'œil est celui d'un chat, symbole d'infidélité et d'érotisme. Oui, j'ai forcé le bleu. La couleur était trop belle.
La larme qui tombe et reste suspendue devant le sexe de madame est polysémique, est-ce une larme qui signifie la tristesse engendrée par le désaccord entre l'idée que la modèle se fait de la beauté et celle qu'elle se fait de SA beauté (ou de sa laideur), l'eau de la vie ou l'humidité désirante qui sourd des profondeurs de nos âmes et de nos corps ? Tout cela à la fois, ou rien de tout cela, ou autre chose. Je vous laisse juge.
Sur la palette, du noir et blanc à l'acrylique. Pas de couleur donc comme suggéré par le titre.
Enfin, un fond tourmenté pour évoquer la multitude de questionnements et les tourments dans lesquels ces thèmes plongent certains de nos contemporains.
Décidément il n'y a guère que dans le titre que se loge l'humour. Et dans la pose peut-être.
Je m'astreins désormais à proposer autant de nus masculins que féminins. Question d'égalité, de parité et de regard. Pour la suite il y aura donc un homme. Il est déjà bien avancé. Un beau gaillard plein de muscles (c'est long à dessiner) qui ne laissera aucun doute sur sa virilité. Mais cette masculinité qui se veut conquérante sera contrarié par un élément parfaitement absurde !
J'ai plein d'idées et pas assez de temps pour les réaliser ; des jeux avec la palette, des couples, des miroirs, des panneaux routiers, un animal domestique détourné... etc.
Fiche technique.
65x50cm
Technique mixte sur papier. Crayon, pierre noire, fusain et acrylique.
2026.
Disponible pour les collectionneurs audacieux.
Me voilà arrivé au terme de ma prose, je vous laisse réfléchir à ces choses et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !