Ce blog a vu le jour le 27 février 2019
Salut les amis,
La semaine fut morose. Bien sûr, les revendications légitimes noyées, englouties même dans une violence
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dont on mesure mal la portée réelle puisqu'on ne parle que de ça. Bien sûr notre pays qui s'éloigne de plus en plus de la démocratie, de l'état de droit et s'empêtre dans la violence, la répression et la surdité sociale et politique, incontestables marque de fabrique du macronisme.
Mais elle fut morose aussi sur le plan artistique, puisque j'ai beaucoup raté, gâché, perdu du papier, des couleurs. Mon temps aussi. Enfin non, il paraît que l'échec est une étape vers le succès. La marche est longue !
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Bref, tout ça, c'est la faute à la France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon. Il faut vraiment interdire l'un et supprimer l'autre comme ça tous les problèmes auront disparu ! C'est pénible à la fin une opposition qui s'oppose.
En attendant de sombrer un peu plus dans un régime fascistoïde, je vous livre ce portrait de madame L N. Cette biologiste marin, plongeuse scientifique, amoureuse de la mer, intelligente et au caractère bien trempé est de mes amies. La voilà donc en compagnie d'un poisson ange empereur (Pomacanthus imperator.) son animal-totem (je ne sais pas bien ce que ça veut dire) et d'un
requin marteau (Sphyrna mokarran) pour symboliser son côté "je me laisse pas marcher sur les pieds". C'est une femme intelligente et gentille, fière et qui est moins sûre d'elle qu'il n'y paraît. Et elle a de longs cheveux noirs, épais, magnifiques !
J'ai travaillé ça à la manière d'Enki Bilal.
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Fiche technique.
Jeune femme à la mer.
Dimensions : environ 50×30 . Je ne les ai pas exactement en tête.
Crayon, fusain, pierre noire, crayon de couleur et pastel sec sur papier.
2026.
Voilà les amis, en attendant que disparaisse la vraie cause de nos ennuis, je vous souhaite un bon WE et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !
J'ai donné un sous-titre à ce grand dessin : Nu à l'anoplogaster. C'est le poisson qui menace la dame.
Poisson ogre en langage courant. C'est pas bien gros en vérité. Mais il a quand-même une bien sale gueule !
Une amie facétieuse avait trouvé un titre plus léger : "La fille au cul qui fait se décrocher les mâchoires" !
Fiche technique :
65x50cm .
Crayon, fusain, pierre noire, aquarelle et pastel sec sur papier.
2020
Disponible pour les collectionneurs
.
Dans cette œuvre, j'ai exploré les difficultés auxquelles font face les femmes dans un monde masculin qui leur est souvent hostile. En dépit des progrès certains qui ont été réalisés.
Le corps nu, délicatement esquissé au crayon et fusain, se confronte à la fois à la créature étrange (aimablement signalé par une amie biologiste marin comme particulièrement horrible) et à un mur, symbole des défis invisibles.
J'ai voulu capturer cette tension surréaliste qui mêle vulnérabilité et résistance des femmes face aux limites du possible et à la violence sociale et politique exercées par la société pour offrir une réflexion intense et nonobstant poétique.
La privation de tête mérite explication pour éviter les contresens funestes. Ne pensez surtout pas que je considère que les femmes soient privées de cervelle. Je les aime précisément parce qu'elles ont une (à l'exception noable des macronistes Marlène Schiappa et Aurore Berger dont le regard absolument vide est pour moi source d'une véritable fascination qui n'a d'égale que celle suscitée par les grands espaces vides intersidéraux). Par contre, on réduit souvent les femmes à leur corps et à leur beauté oubliant, voire niant le plus souvent qu'elles sont dotées des mêmes capacités que les hommes et tout a fait capables de réalisations formidables. Et quand elles réalisent, on oublie ou on cache qu'elles l'ont fait. Ainsi de Laura Bassi, Hedy Lamarr ou Artemisia Gentileschi et tant d'autres....
Bref, ce dessin apportera chez vous une présence singulière, à la fois troublante et captivante, pour insuffler une nouvelle intensité reflexive à vos collections qui susciteront dès lors de belles discussions.
En attendant les amis, je vous souhaite le beau week-end et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.
Splash 2026, c'était bien !
Riche surtout des discussions avec les visiteurs et les copains et copines avec qui j'exposais. Riche de quelques ventes aussi, des reproductions (de très belle qualité) et des blocs de calcaire sur lesquels je fais imprimer mes œuvres. Je les ai présenté en expo deux fois et dans les deux cas, ils ont eut leur
succès.
Sinon, le travail, l'expo, les blocages lycéens, tout cela me laisse peu de temps pour travailler à mes œuvres.
J'ai décidé de faire évoluer mon travail vers plus de mouvements pour les nus et surtout de faire s'interpénétrer mes trois mondes ; arbres, nus, animaux, pourquoi les séparer plutôt que de les faire dialoguer ?
Ce n'est qu'un début mais celui-ci, en cours de travail évidemment, sera peut-être le debut d'une série de travaux où arbres, humains et grands animaux cohabiteront pour dire des choses et offrir un peu de beauté et quelques émotions au monde
En attendant les amis, profitez de votre dimanche et .... à bientôt pour de nouvelles aventures !
Comme je n'ai rien à dire, ni rien de spécial à montrer, je vais simplement vous livrer les 7 tableaux que je
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vais exposer à SPLASH 2026, thème de cette année, le corps, l'intime, les sexualités (com'd'hab), l'humour (ça, c'est le thème de cette année)
Je commence par le Portrait d'un mec déconstruit, bien dans son corps, mais dans sa tête, c'est compliqué (Et des conséquences sur ses relations avec les femmes). En format Raisin.
Vient ensuite Amour toujours (ou pas) que je vous ai présenté la semaine dernière. Il suffit de voir le post précédent
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Et le dernier créé pour l'occasion Comme je ne peux pas me voir en peinture, je ne pose que pour du dessin en N&B.
Tous les autres sont plus anciens. Comme cet Eve et Adam, que je conçois comme une réflexion sur la place dela femme dans l'histoire et dans la société.
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En format plus petit, vous apprécierez CLAC, c'est la castration. Celui-ci sera présenté non pas sur mon stand mais sur celui (en face de mon linéaire) de Barbara Gussoni, belle et audacieuse amie artiste italienne, qui photographie des hommes nus faisant le ménage chez eux. Et de mon côté j'accueillerai une de ces photos qui fera le pendant de mon dessin. Des objets tranchants menaceront pareillement la virilité du modèle.
C'est le moment de dire que j'ai beaucoup donné de ma personne pour cette expo, où l'on me verra plus d'une fois
en tenu d'Adam, sous l’œil bienveillant de Barbara !
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Les deux dernières œuvres que je présente sont tirées de la série Suite covidienne, exécutées au moment du grand confinement. Elles moquent toutes les deux la folie qui s'est emparée du monde, se veut réflexive sur les rapports H/F, la question de la liberté dans ce contexte d'enfermement et de servitude volontaire. Voici donc Pornoravirus, le sexe au temps du covid ci-dessus à droite) et ...
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... ci-contre QR code liberté.
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Vous pourrez aussi voir mes dessins pariétaux, non que j'ai volé des œuvres paléolithiquement gravées dans la grotte Cosquer, mais des reproductions des mes tableaux sérigraphiées sur des blocs de calcaire.
Chers blogueurs et lointains amis, je vous salue et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.
Amour toujours. Ou pas
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Deux corps nus, côte à côte, semblent partager une même histoire. Mais connaissent-ils vraiment l’autre ? La question vaut pour l’amour comme pour l’amitié : derrière les apparences, derrière les sourires et les gestes familiers, que savons-nous de celui ou de celle qui nous accompagne ? Que pense-t-il ? Que désire-t-elle ? Que taisent-ils ?
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Si vous me suivez régulièrement — il y en a au moins trois ! — vous savez que le masque revient souvent dans mon travail. J'aime les chercher, les rencontrer, les dessiner — j'en ai même quelques-uns chez moi. Mais au-delà de l'objet, c'est le masque social qui m'intéresse : celui que nous arborons chaque jour, celui derrière lequel nous dissimulons ce qui pourrait troubler l'image que nous souhaitons donner de nous-mêmes.
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Nous rions. Nous paraissons heureux. Nous nous montrons dynamiques, assurés, parfaitement à notre place. Et derrière cette façade, nous enfouissons nos failles, nos fêlures, nos fragilités, nos petites misères et parfois nos chagrins. Nous avançons ainsi, visage offert et vérité tenue à distance.
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Dans cette œuvre, pourtant, le masque accroché au mur n'est pas un accessoire. C'est le véritable visage des deux personnages. À leur place, sur leurs corps, leurs têtes semblent se dissoudre dans le décor, comme si l'amour lui-même avait commencé à effacer les contours de leur identité.
Car l'amour, dit-on, fait perdre la tête.
J'espère qu'une fois ou deux, vous l'avez perdue. Et, surtout, que vous l'avez retrouvée. Ça peut toujours servir.
Mais combien de temps dure l'amour ? Trois ans, dit Beigbeder. Trois ans pour que les battements
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s'apaisent, que les certitudes se fissurent, que les chemins commencent peut-être à diverger. Trois ans… ou toute une vie. Qui sait ?
Le décor, lui, ne promet rien. Un mur de béton fissuré, rugueux, sans chaleur, sur lequel les corps semblent peu à peu s'effacer. Ils ne projettent aucune ombre. Leur présence devient incertaine, presque spectrale : ils sont là sans tout à fait y être.
Comme si l'amour, plutôt que de rapprocher deux êtres, pouvait parfois les rendre fantomatiques.
Les visages-masques, privés de bouche, prolongent cette étrangeté. Ils regardent sans parler. Ils sont les visages véritables, mais ils ne disent rien. Peut-être parce que nous ne savons jamais complètement ce qui se passe derrière le visage de l'autre. Peut-être aussi parce que certaines choses, dans l'amour comme dans la vie, restent obstinément sans paroles.
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Jusqu'aux pieds qui semblent hésiter à prendre appui sur le sol. Le bas des jambes se brouille, devient incertain, comme si les personnages ne savaient plus très bien où aller. Une fragilité qui n'est peut-être pas seulement la leur. Nous sommes nombreux à avancer ainsi, dans un monde qui multiplie les questions sans toujours offrir les réponses, et qui semble parfois manquer cruellement de perspectives.
Et puis il y a les panneaux.
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Deux petits panneaux de signalisation, suspendus à des fils, comme des injonctions dérisoires dans ce paysage de béton. Ils indiquent une direction. Mais ils sont mobiles. Il suffit d'un mouvement pour qu'ils se retournent et indiquent le contraire. Et l'on peut même les retirer.
Plus de sens.
J'aime ce jeu presque enfantin avec la signalétique. Il introduit dans l'œuvre une forme d'humour, mais aussi une ambiguïté : dans une histoire d'amour, qui décide de la direction ? Faut-il nécessairement regarder du même côté pour continuer ensemble ? Peut-on bifurquer sans que l'autre vous suive ? Et qui décide que le chemin choisi est le bon ?
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Ces panneaux parlent évidemment de fidélité. De celle que l'on partage, de celle que l'on accepte, de celle que l'on subit aussi. Car ce qui est liberté pour l'un peut être trahison pour l'autre. La fidélité n'est jamais tout à fait une affaire individuelle : elle se construit à deux, dans cet espace fragile où les désirs, les attentes et les promesses tentent de cohabiter.
Et puis il y a le désir.
La sexualité.
Cette grande affaire de l'existence, que l'on voudrait parfois réduire à quelques règles, quelques interdits, quelques directions obligatoires. Un besoin fondamental de la vie, disent les psychiatres.
Mais laquelle ?
Celle que l'on nous indique ?
Celle que l'on choisit ?
Ou celle que l'on perd en chemin ?
Amour toujours. Ou pas.
50x65 cm.
Technique mixte sur papier.
2026.
Ces amours seront présentées au festival SPLASH. A Marseille à partir du 21 septembre.
En attendant, je vous souhaite une bonne fin de WE et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.
Je vous colle ci-dessous le texte avec lequel j'annonce SPLASH 2026 sur les réseaux. C'est très
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paresseux, d'autant plus que ce texte a été adapté pour LinkedIn par une IA (je ne maîtrise pas l'expression Linkedino-galeriste. Et je n'ai pas l'intention de perdre mon temps avec ça). C'est un peu sec à mon goût, ça manque de poésie et de folie. Mais paraît que c'est ça qui marche.
SPLASH 2026 — une expo-événement autour du corps, du nu et de l’intime.
Je suis heureux de participer à SPLASH 2026, une expo-événement qui se tiendra à Marseille, à l’Espace 3013, du 21 au 28 septembre 2026. Rue de la République (de la rép comme on dit à Marseille !)
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SPLASH explore la représentation du corps, du nu, des sexualités et de l’intime, à travers une programmation qui dépasse largement le cadre d’une simple exposition.
Le thème de cette édition 2026 : l’humour. Une manière aussi d’aborder ces sujets avec distance, liberté, créativité… et parfois avec un peu d’impertinence.
Le festival s’articule autour de plusieurs dimensions :
🎨 Une dimension artistique et créative, avec les œuvres présentées mais aussi des ateliers de collage, d’écriture, de photographie…
📚 Une dimension littéraire, avec des lectures publiques et des lectures jouées.
🎙️ Une dimension culturelle, avec des conférences consacrées notamment aux sexualités et aux
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techniques photographiques.
SPLASH porte également une attention particulière à la parité dans la représentation des artistes, avec une volonté de donner une place équivalente aux femmes et aux hommes.
Je présenterai plusieurs de mes œuvres dans cette manifestation, qui rejoint une question importante dans mon travail : le corps comme lieu de représentation, de vulnérabilité, de désir, d’intimité et de rapports de pouvoir.
📍 Espace 3013 — Marseille, rue de la République
📅 Du 21 au 28 septembre 2026
🥂 Vernissage : jeudi 24 septembre à partir de 18 h
On s'y retrouve ? On pourra boire et deviser !
Chers et très excellents blogueurs,
C'est la rentrée, alors rentrons !
Non, je ne suis pas mort de chaud, mais ça m'a un peu gâché les vacances. Ça a même tellement cogné fort mais surtout longtemps que j'en ai fait un malaise et que pour la première fois de ma vie, je me suis posé la question d'un déménagement climatique si une telle canicule venait à se reproduire. Ça m'est insupportable.
Bref, on n'est pas là pour parler météo.
Je vous présente à nouveau le portrait de Mme Gier. Pas tout à fait le même cependant, ni tout àfait un autre comme dirait le poète. Je n'ai retravaillé que le fond, en le densifiant, surtout à l'arrière du crâne qui était clair dans la première version.
Pour le reste, entre Jura (surtout) Auvergne (un seul) et la Anse de l'Arène à Cassis, je vous propose un voyage dans mes vacances au cours desquelles je suis parti à la recherche d'un seul trésor ... l'ombre des arbres de préférence ou de n'importe quoi d'autre.
Commençons par le Jura et le joli village d'Arinthod et ses arcades à l'italienne et son musée des vieux métiers où j'ai retrouvé des outils que je voyais, enfant, dans l'atelier de mon père, fameux bricoleur disparu trop jeune.
Château-Chalon où l'on trouve, de beaux
paysages, mais il y en a partout dans le Jura, un intéressant musée de l'école de la 3ème République (je n'ai pas pu m'empêcher de comparer l'écriture, la graphie et la maîtrise de l'orthographe, grammaire, syntaxe des primaires des années 1900 avec les miens... on est devenu mauvais les amis. Très mauvais). Château-Chalon c'est aussi un pays de très bons vins.
Nous sommes donc allés au musée et à la cave !
L'entrée de ce domaine donne envie de goûter leurs vins.
Beaume les messieurs. Ancienne abbaye où nous avons rencontré François GUILLAUME, le photographe animalier avec qui nous avons longuement discuté.
Ici, en Vrac, Orgelet, le pont du Vouglan. Dessins de paresseux exécuté assis, le 1er en attendant la commande au resto, le second depuis la chambre de l'hôtel la Valouse (excellente adresse au demeurant)
En Auvergne écrasée de chaleur, une seule vue du village de Chauriat. Il faisait trop chaud pour mettre un dessinateur dehors. Aussi ai-je dessiné depuis l'entrée de l'atelier de mon cousin. Bien au frais !
Enfin, les vus les plus rafraichissantes, celles de Cassis. J'ai fait ces dessins sur un parcours qui ne doit pas faire plus de 2 km.
Peut-être, l'une d'entre vous, chers lecteurs, connait bien ces paysages. Elle me dira.
C'est l'anse de l'Arène.
Point de départ, la plage du Corton. Puis l'anse de l'Arène, la plage du Petit Paradis. Et enfin.... après le Petit Paradis, ça n'a pas de nom, ce n'est pas une plage mais un invraisemblable amoncellement de rochers plus ou moins énormes qui font un fantastique paysage dantesque.
C'est formidablement beau, on n'y entend que le bruit des vagues, du vent, des oiseaux, on y va nu, on y trouve de l'ombre et il n'y a pour ainsi dire personne.
Le paradis vous dis-je !
J'ai essayé maintes fois de faire le portrait de cette femme. Ma compagne. Je l'ai dessiné nue à plusieurs reprises sans jamais réussir à faire d'elle un portrait qui évoque qui elle est ni même ressemblant; ses qualités humaines, son intelligence sociale, son savoir-être, sa sensibilité, son empathie. Son ironie aussi et sa capacité à mettre le doigt sur les faiblesses des uns et des autres.... bref, elle peut être moqueuse !
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J'ai fait se portrait à partir de photos que j'ai prises à la volée, en la faisant parler, pour faire disparaître l'appareil photo (mon portable en vérité). Car elle n'aime pas être photographiée. On le sent bien en regardant le résultat, sur 90% des lmages on la devine mal à l'aise, on la voit grimaçante, le sourire figé et l'envie d'aller voir ailleurs !
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Réussir une bonne photo, c'était déjà pas gagné. Là, ll y avait en plus une dynamique, une volonté, une acuité dans le regard et le petit sourire en coin légèrement ironique que je connais bien !
C'était un bon point de départ. J'ai montré les premiers traits à sa frangine qui ma dit "Ça, c'est ma sœur !" Encouragé, j'ai continué.
Ci-dessous, un rayon de soleil hasardeux vient jouer avec le portrait posé sur une chaise.
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Note d'ntention
J'ai dessiné ma compagne de vie à de nombreuses reprises, nue, sans jamais parvenir à saisir ce qui la définit vraiment. Les traits de son visage m'étaient inaccessibles. Sans doute parce que sa présence était difficile à atteindre. Ou peut-être parce que je ne la connaissais que trop : une intelligence sociale, une sensibilité discrète, une empathie profonde, mais aussi une ironie légère, cette faculté de déceler en un instant les forces et les failles de ceux qui l'entourent.
Ce portrait est né d'une succession de photos prises à la volée. L'appareil photographique qui disparaît derrière la conversation, laissant surgir un regard libre, une expression involontaire où se mêlent curiosité, lucidité et amusement. C'est ce bref instant que le dessin tente de retenir.
Le crayon, le fusain et la pierre noire ne cherchent pas ici à idéaliser un visage. Ils explorent cette frontière ténue où un portrait cesse de représenter une personne pour commencer à révéler une personnalité. Si cette femme est celle dont je partage le quotidien, elle est aussi le visage de ceux qui ne se contentent pas de regarder le monde et les gens mais essayent de les comprendre. Avec lucidité, amour et un brin d'ironie.
Portrait d'une femme perspicace (elle ne souhaite pas que son nom apparaisse)
30x42 cm.
Technique mixte sèche sur papier.
2026.
Non disponible.
En attendant d'autres portraits en préparation, force est de constater que c'est l'été et que c'est donc le temps des dessins de vacances. Comme je ne suis pas encore parti loin, en vacances je profite de mon extraordinaire région et à côté de chez moi, à 20 mn à peine je fréquente assidûment quelque chose qui ressemble furieusement au Paradis.
Je vous propose donc les croquis faits au bord de mer, quelques plagistes, des arbres et des paysages.
Ils sont tous faits à Cassis. A la Grande plage et surtout à l'anse de l'Arène. Cette crique est paradisiaque. A peine retirée de Cassis, elle est en périphérie des foules.
Suffisamment éloignée pour décourager les multitudes qui préfèrent s'entasser en plein cagnard telles des sardines dans leurs boîtes après passage à la cuisson sur les plages faciles d'accès.
La Anse de l'Arène est constituée de deux criques. La première une longue bande à pied de falaise est constituée de gros cailloux ronds lissés par le temps et par les vagues. Pas toujours facile de rentrer à l'eau.
La deuxième est faite de petits cailloux grossiers qui découragent les touristes et de plaques d'une roche grise qui s'enfonce doucement dans la mer, laquelle est donc plus accessible. Au delà, après avoir traversé un dédale de gros rochers, c'est naturiste. C'est vide d'homme surtout. Depuis le début de l'été je n'y ai jamais vu plus de 4 personnes à la fois. Éloignées les uns des autres, le calme règne ; chants de cigales, bruits des vagues et des caillasses qu'elles déplacent... c'est le calme absolu.
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On échange quelques mots avec les 3 quidams qui viennent profiter de cette incroyable sérénité... quand on se croise. Ce qui est rare.
Cormorans et gabians font là de longues haltes pour profiter de conditions de repos avantageuses.
L'eau est claire, transparente et on y trouve de l'ombre jusqu'à 13H environ.
Quand je suis là, j'ai le sentiment d'être Adam au paradis ! Et tous les deux pas, un spot à dessin.
Adam n'ayant laissé derrière lui que le bordel dans lequel on vit (le connard !) et n'ayant pas de carnet à dessins, peuchère, je vous propose les miens pour vous faire une idée se l'endroit.
Après ce sera Jura et Auvergne.
Autres temps, autres espaces, autres dessins.
En attendant ces escapades plus montagneuses, je vous souhaite le beau dimanche et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.